Sur ma fenêtre, des gouttes semblables à tes sanglots glissent puis s'arrêtent progressivement.
Des bribes d'instants fragiles défilent sans même m'interpeller.
Ils sont beaux, riches, mais muets.
Le vent souffle au dehors,
Mais je ne sais si c'est lui cette force qui balaie ces images de ma tête.
Mes pensées vagabondent vers un ciel dégrisé où malgré tout, perdure un pâle soleil
Je m'imagine une tout autre fin, contraire à celle-ci, à mille lieues de cette absence.
Mais au delà de mon déchirement intérieur, il y a ton sourire,
Paisible, impassible. Un peu effacé par le passage du temps, un peu oublié, mais pourtant encore présent.
Je me rend compte que ta présence n'était qu'éphémere, que la vie donne et reprend.
Je regarde la pluie tombée, d'infimes gouttes qui chutent puis dansent sur le sol.
Les notes de notre chanson se heurtent au silence, puis rebondissent dans ma tête.
La buée devient opaque sur ma fenêtre,
Un grondement d'orage explose dans le ciel
Et sur cette dernière image,
Je ne t'aperçois presque plus.
Texte de : Camille , 15 ans bientôt
Son espace : keepXwords & Another flight
Mon avis : A la première lecture, j'ai pensé ne pas publier le texte mais en le relisant une deuxième fois je me suis aperçu qu'il y avait plus encore de choses à décortiquer et que ma première impression m'avait trompé. Le texte parait simple mais il explique en même un sentiment auquel nous avons parfois à faire face. Tourner la page, du moins c'est come ça que j'interprète ce texte.J'ai vécu cela et je comprend mieux le sens des mots que tu as employé ici Camille. Ca fait tout bizarre de voir ses sentiments sur une chose précise être mis la blanc sur noir... je te remercie beaucoup et je dis que ton texte est un petit bijou que j'adore. Merci beaucoup pour les modifications ! J'espère que tu aimes la photo que j'ai mis.
