L e P a r f u m d ' u n G r a i n d e R e g r e t

L e  P a r f u m  d ' u n  G r a i n  d e  R e g r e t

Cloison tissée au fil du chagrin,
un jour de pluie où ma tête n'est que champ de regrets et de douleurs non exprimées.
Impression d'avoir été éjectée du tourbillon infernal qu'est la société,
je n'ai pas su saisir ma chaise à temps,
la musique me murmurait des mots si doux que j'en perdais pied,
et là,
assise tout contre le plancher,
j'observe et contemple ces grandes chaussures
qui s'entrecroisent,
qui se lient,qui s'écrasent.
Le plancher craque,
et moi,
18 ans au bout des doigts,
simple pantin de bois
qui n'a que l'esprit pour simple liberté,
que vais-je faire sans mes ficelles dorées par les larmes d'une vie trop mielleuse,
me prendras-tu par la main,
j'ai si froid sans toi.

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Texte de : Amandine, 16ans
Son espace : Petit-Pois-Gris *

Mon avis
: J'ai adoré la lecture de ton texte Amandine. J'ai l'impression de me reconnaitre ici car vois-tu à cet âge-là, - 18ans - on se rend pour la plupart compte de ce qui nous attend réellement dans l'avenir. La solitude prend plus d'ampleur dans nos coeurs et l'on voudrait bien avoir quelqu'un qui nous tiendrait la main et nous dirait que tout ira pour le mieux.. On a des choix à faire, des rêves à réaliser et si l'on ne prend pas notre courage à deux mains, j'ai bien peur qu'il faille les oublier. Mais ton texte, je l'aime bien. Il est très bien écrit. Simplement. Il reflète la réalité de la vie, nos envies, nos peurs. Et pour cela je me devais de le publier.
Bravo ! et merci de me le confier !

# Posté le mercredi 18 février 2009 04:59

Modifié le vendredi 06 mars 2009 16:48

" T h e P o s t f r o m m y H e a r t "

" T h e  P o s t  f r o m  m y  H e a r t "

Beautiful babe,
Face so sweet,
Skin so soft,
But your heart is so denude of love.
Loved you once, boy
But no honey to fill my tender cup now.

Beautiful babe,
Face so sweet,
Heart so black.
No strings attached anymore.
You won't get no red drops on your skin,
No hot tears to rest on your shoulders,
In reminiscence of our laughs.
So be it a broken heart patched to love again
On this dark cold night.





Texte de Kate

# Posté le mercredi 11 février 2009 16:51

Modifié le vendredi 06 mars 2009 16:47

R é v e i l l o n S i n i s t r e

R é v e i l l o n  S i n i s t r e
La lumière n'est plus.
Les masques sont tombés.
Soudain, les voix extasiées se sont tues.
Que leur arrivent-ils à ces gens ?

Un vent glacial s'est engouffré dans la salle
Et leur a soufflé dans l'oreille,
Leur mort prochaine.
Le désespoir creuse avec rage leur âmes jadis festives
Et la joie en est morte de peur.

Dans cette nuit,
Leurs supplications sont futiles.
Elles se perdent dans l'oreille de l'assassin,
Qui guette avec un plaisir croissant le carnage qui s'annonce.

" Non ! " auraient pu crier ces âmes prisonnières
Mais l'heure sonne !
Sonne !
Sonne !
Les douze coups sont passés.

Pas un cri,
Rien que l'annihilation de tout.
Tout est brisé.
Pas une caresse pour guider ces spectres hors de ce champs cataleptique.

On ne les mène nulle part.
Il n'y a pas de paradis,
Ni même d'enfer.
C'est le néant dans les ténèbres.

Sortir ?

Est-ce encore possible ?



Texte de Kate

# Posté le lundi 09 février 2009 18:01

Modifié le vendredi 06 mars 2009 16:46

B i e n l e b o n j o u r « S p l e e n », a u ( Ô ) m a r i n b o l c h é v i q u e.

B i e n  l e  b o n j o u r  « S p l e e n »,  a u  ( Ô )  m a r i n  b o l c h é v i q u e.



Certains jours, votre système vital et sociologique est déréglé,et hélas, même en prenant un laxatif ou du paracétamol, celui-ci se guérit en vain. Quelques psy vous diront que vous avez accueillit Mr. Mélancolie ou des infirmiers vous déclareront que vous avez le profil parfait pour prendre une retraite à l'oasis de l'aliénation, chambre 102, section gros valétudinaire. Il y a ces jours, où vous ne dormez plus, vous ne parlez plus, vous ne mangez plus, vous n'étudiez plus, vous n'écoutez plus, vous ne riez plus. L'âme étant bouleversée, perturbée, troublée, désajustée, dérangée, détraquée, brouillée, désordonnée, dégradée, le concept de l'absence d'un proche vous torture l'esprit, jusqu'à vous en donner moult titanesques palpitations. Bien le bonjour «Spleen» [...] Bouffée d'allégresse aérienne : l'air souffle sur nos Lucky Strike, au gré du vent, Ô mistral socialiste, Ô brise communiste, Ô zéphyr marxiste, Ô marin bolchévique, Ô tramontane gauchiste. Le nirvana psychédélico-hivernal nous chatouille délicatement les narines... Nous y sommes : Aragon
* , Rousseau*, Blum *, Zedong *, Desnos *, Luxemburg *, Voltaire*, Marx*, Ferré*, Eluard*, Trotsky* , Montesquieu* , Jaurès* , Guevara*, ainsi réunis, morbleu ! Sommes-nous au paradis ?

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Texte de : Hadrien Barrué, 15ans
Son espace : Spleen-Baudelairien *

Mon avis : Voilà bien un style d'écriture peu commun mais qui se voit figurer dans ma galerie, tout simplement parce que son auteur a su faire d'un simple état d'âme, une sorte "d'adjectif géant intelligent' pour le décrire - j'invente l'expression parce qu'il n'y a que cela qui me vienne à l'esprit ( me voilà insensée ! ) car finalement ce texte d'Hadrien regroupe le ressenti différent de plusieurs personnes sur un même sentiment, dans un unique texte.
Oh ! et merci de m'avoir envoyer ce texte - là! Figurez-vous que c'était le texte que je voulais et me voilà servi, sans avoir même demander !

*

# Posté le lundi 09 février 2009 16:58

Modifié le vendredi 06 mars 2009 16:45